Saison été 2026
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Saison été 2026 〰️
PLAN
L’été 2026 marque la première saison du CLAC.
Celle-ci a été pensée et articulée autour du terme polysémique PLAN.
Sous le commissariat d’exposition de Margaux Bonopera et Alice Durel, fondatrices et codirectrices du CLAC, six artistes ont été invité·es à faire appel aux différentes acceptions de ce mot, qui définit à la fois la représentation d’un territoire sur une surface donnée (où nous situons-nous sur le plan ?), nos capacités individuelles et collectives à nous projeter dans l’avenir (quels sont tes plans pour le futur ?), à éviter une action ou un événement (laisser en plan, trouver un plan B), à relier le temps et l’espace comme dans un plan-séquence.
Cette exposition collective propose de découvrir des artistes, des pratiques et des visions du monde contemporaines. Elle résulte de résidences en territoire et d’actions culturelles avec des partenaires publics, privés, et des particuliers. Elle s’épanouit à plusieurs endroits de la cité médiévale et de la commune.
La carte détaillée et la liste des événements associés seront bientôt en ligne !
Les artistes
Bao Qianyi
Sainte-Énimie
Salle Deromieu
Bao Qianyi (2002, Chine) a étudié au sein de Shanghai University of Visual Arts et a centré ses recherches sur l’ethnographie et la préservation des cultures traditionnelles. Son travail explore la coexistence des traditions avec la modernisation au sein de groupes ethniques chinois.
Engagé, Bao Qianyi l’est par devoir de mémoire car lui-même descendant de nomades, mais aussi en raison de l’urgence écologique créée par ces changements brutaux. Inquiet, le jeune documentariste constate l’éloignement rapide et grandissant des jeunes générations de leurs racines historiques et culturelles concurrencées de façon abrupte et implacable par la digitalisation du monde. Baignées de poésie, les images documentaires de Bao Qianyi célèbrent les traditions encore intactes mais ô combien fragilisées des populations nomades pastorales des prairies.
Son film suit une fratrie de bergers de la région d'Aba (Sichuan, Chine) et interroge la transmission des traditions, entre mémoire, mutations écologiques et monde numérique. Cette œuvre entre en résonance avec le territoire lozérien, le paysage des Causses où l'élevage et la transhumance sont des pratiques actives et vivantes.
Objets + Paysages
Née du désir de créer des liens entre patrimoine local, archives et création contemporaine à travers une diversité de formes et de pratiques, Objets Paysages se pense comme un espace de recherche, de mise en valeur et de dialogue autour des lieux et de leurs histoires.
“Convaincus que le patrimoine local constitue une source inépuisable de réflexion et d’inspiration, nous souhaitons le placer au cœur de notre rapport au monde. Pour nous, c’est dans le particulier et l’anodin que se construisent le collectif, l’universel et le sensible. Nous défendons un patrimoine capable de créer du lien et de rassembler les sensibilités au-delà des frontières sociales.”
À travers cet espace de recherche commun, Léna Théodore et Robin Leforestier développent également des formes plastiques ancrées dans leurs pratiques personnelles : une attention portée aux objets, aux usages et aux récits locaux, ainsi qu’à la peinture de paysage comme outil d’observation et de relation aux lieux.
À partir d'une résidence de recherche et création à Sainte-Énimie, les artistes ont conçu une installation inspirée des paysages, des objets et des récits du territoire. Leur travail invite à porter un regard renouvelé sur la mémoire des lieux, les traditions et les représentations qui façonnent notre rapport au patrimoine.
Sainte-Énimie
Chapelle Sainte-Madeleine
Yoan Sorin
Yoan Sorin (1982, France) vit et travaille à Arles. Il développe une pratique qui se décline selon des mythologies qu’il actualise à mesure de dessins et d’installations, de peintures ou de performances. À la manière d'un journal de bord et de ses multiples carnets de dessins, il remplit comme il égraine et exerce son regard caustique parfois même acide.
Entre art brut, esthétique des statues, ou objets de pacotille, les œuvres de Yoan Sorin entretiennent un rapport nomade à l’objet domestique et l’ornement en utilisant diverses perspectives, des couleurs vives, des tissus exotiques et textures fluorescentes.
Pour l’exposition “PLAN”, il a installé dans la commune une nouvelle série “d'épouvantails”, créés notamment grâce à de la laine non traitée des troupeaux du Causse Sauveterre. Réalisée lors d’une résidence de création à Sainte-Énimie, ce projet s'est enrichi d'une sculpture collective conçue avec les enfants du centre de loisirs Les P'tits Cailloux.
Saint-Chély-du-Tarn
Sainte-Énimie
Quézac
Gaëlle Delort
Sainte-Énimie
Salle Poujols
Gaëlle Delort (1988, Aurillac) est une artiste photographe diplômée en 2022 de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles avec les félicitations du jury. Elle est basée sur le Causse Méjean, en Lozère.
Son travail a été exposé en France et à l’étranger, notamment aux Rencontres d’Arles, à la Biennale photographique Photosa au Burkina Faso, à la Ville Blanche à Marseille, au festival PhotoSaintGermain à Paris et à la galerie Carte Blanche d’Hangzhou en Chine.
Depuis 2020, elle mène le travail Karst à partir de la géomorphologie de la région des Grands Causses, pour lequel elle a reçu en 2023 l’aide à la création de la DRAC Occitanie. La série Développements, où elle combine sa pratique photographique à la spéléologie, a été publiée en 2024 par les éditions Filigranes, et a reçu en 2025 l’aide à la production de la région Occitanie.
Nourrie par les reliefs calcaires des Grands Causses qu'elle explore à la chambre photographique, elle présente pour l’exposition “PLAN” une sélection de petits et grands formats de la série “Karst”. Une seconde exposition de la même série est présentée aux Lisières, à Montbrun. Les deux lieux proposent des ensembles d’images et des mises en espace distincts.
Lara Dirani
Sainte-Énimie
Place du Plô
Lara Dirani (1994, France) vit et travaille à Paris. Diplômée en 2018 de la Villa Arson à Nice, l’artiste développe depuis plusieurs années une série de bannières, banderoles et de drapeaux colorés, destinés à l’espace public.
Ces objets ont fait leur apparition dans la pratique de l’artiste dans le cadre de commandes rattachées à des événements spécifiques : fêtes, manifestations, symposium, etc. Ses compositions, comme des collages, réalisées à partir de tissus colorés et légers, sont porteuses de symboles et de messages politiques nourris d’idéaux et en réaction à l’actualité ou à des problématiques contemporaines.
Pour l’exposition “PLAN”, elle a imaginé un nouveau blason de Sainte-Énimie et réalisé, avec sept adolescents de l'association La Nisada, une série de drapeaux célébrant leurs voix, récits et engagements. Ensemble, ces œuvres réinterprètent les symboles du village et installent une nouvelle forme de pouvoir : celui de créer des imaginaires collectivement.